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First-party data

First-party data : définition

La first-party data désigne les données qu’une organisation collecte directement dans le cadre de ses relations avec ses clients, prospects ou utilisateurs, par l’intermédiaire de ses propres services et points de contact. Elle peut provenir de formulaires, d’achats, d’échanges commerciaux, d’un CRM ou d’interactions avec un site ou une application. Cette qualification décrit l’origine de la donnée et non, à elle seule, la conformité de sa collecte ou de son utilisation. La collecte peut être réalisée au moyen d’outils ou de prestataires agissant pour le compte de l’organisation sans que la donnée cesse nécessairement d’être considérée comme first-party.

Une classification couramment utilisée en marketing

Le first-party data s’inscrit dans une classification plus large, sans constituer une nomenclature juridique ou technique universellement stabilisée. Le zero-party data désigne les informations qu’une personne communique volontairement et explicitement, comme des préférences déclarées dans un formulaire ou les réponses à un questionnaire. Selon les classifications, il peut être considéré comme une catégorie particulière de first-party data, distinguée des données observées ou déduites. Le first-party data peut également inclure des données observées dans le cadre de la relation directe, comme les pages consultées ou les produits ajoutés à un panier, sous réserve des règles applicables à leur collecte.

Le second-party data désigne généralement les données de première partie d’une organisation mises à la disposition d’une organisation partenaire dans le cadre d’un accord défini. Cette appellation décrit une relation de provenance et de partage, sans déterminer à elle seule les responsabilités ni la conformité du traitement. Le third-party data désigne des données acquises auprès d’un acteur qui ne les a pas collectées dans le cadre d’une relation directe propre à l’organisation utilisatrice. Elles peuvent être agrégées, enrichies ou commercialisées par des fournisseurs spécialisés, dont certains relèvent du modèle du data broker.

Un contexte technique plus fragmenté qu’annoncé

L’intérêt croissant pour la first-party data a souvent été associé à l’annonce d’une disparition prochaine des cookies tiers, historiquement utilisés pour certains usages de ciblage, de mesure et de suivi intersites. Ce scénario doit désormais être nuancé. Le 22 avril 2025, Google a annoncé le maintien dans Chrome de son approche actuelle, fondée sur le choix de l’utilisateur dans les paramètres, plutôt que le déploiement d’une suppression générale des cookies tiers par défaut. Safari bloque les cookies tiers par défaut dans le cadre d’Intelligent Tracking Prevention, tandis que Firefox isole les cookies par site avec Total Cookie Protection afin de limiter le suivi intersites. La situation dépend donc du navigateur et de ses réglages, plutôt que d’une suppression uniforme. Il convient par ailleurs de distinguer les cookies tiers, un mécanisme technique, du third-party data en tant que catégorie commerciale liée à l’origine de la donnée : des données tierces peuvent être collectées sans recourir à des cookies. Cette fragmentation renforce néanmoins l’intérêt des données collectées dans une relation directe, dont l’organisation maîtrise davantage la provenance et la gouvernance.

Application en contexte B2B

En B2B, la first-party data comprend notamment les informations enregistrées dans le CRM, les réponses aux formulaires, l’historique des échanges commerciaux et certaines interactions avec les contenus ou services de l’organisation. Sa collecte directe offre généralement une meilleure traçabilité de la provenance et du contexte de collecte. Elle présente toutefois une limite de couverture pour la prospection : elle renseigne principalement sur les personnes et les comptes ayant déjà interagi avec l’organisation. Elle peut donc être complétée, selon les besoins et le cadre applicable, par des données publiques, partenaires ou tierces afin d’identifier des comptes encore absents des systèmes internes, dans le cadre d’une base de données marketing plus large.

Limites

Le caractère first-party d’une donnée ne détermine pas à lui seul la base juridique du traitement. Selon la nature de la donnée et l’usage envisagé, la collecte peut notamment relever du consentement, de l’exécution d’un contrat, d’une obligation légale ou de l’intérêt légitime. Les traceurs non strictement nécessaires restent soumis à des exigences spécifiques de consentement. Dès qu’une personne physique est identifiable, y compris dans un contexte professionnel, les règles relatives à la protection des données personnelles restent applicables. Enfin, une origine directe ne garantit ni l’exactitude, ni la complétude, ni l’actualité : ces qualités dépendent des conditions de saisie, de mise à jour et de gouvernance de la donnée.

Voir aussi

Data broker
Consentement utilisateur
Base de données marketing

Sources et références

Google. Prochaines étapes pour Privacy Sandbox et les protections contre le suivi dans Chrome, 22 avril 2025.

WebKit. Tracking Prevention in WebKit. Politique de blocage des cookies tiers et prévention du suivi dans Safari.

Mozilla. Total Cookie Protection. Isolation des cookies par site dans Firefox.

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